Saison 1983

Présenté le 2 décembre 1982, le programme Lancia incluait Jean-Claude Andruet pour deux épreuves: Monte Carlo et Tour de Corse.

Une fois de plus, c'était la météo qui occupait tous les esprits du 21 au 29 janvier au rallye de Monte Carlo. Pour faire face aux Audi Quattro de Mouton, Blomquvist et Mikkola, il fallait impérativement un temps sec. Ce dont pourraient profiter les Lancia 037 de Rohrl, Alen et Andruet-Biche (TO Y63868), les Ascona 400 de Fréquelin, Toivonen et Vatanen, les R 5 turbo de Ragnotti, Thérier et Saby. Et le temps fût désespérément sec ! D'entrée, Thérier s'adjugeait le premier chrono devant Fréquelin. Dans la seconde ES, les trois Audi réalisaient un tir groupé, Blomquvist en tête, ce qui donnait, à l'issue du parcours de classement: Blomquvist, devant Fréquelin, Rohrl, Alen et Andruet. Dès lors, le pilote allemand allait prendre les chose en main. Si Andruet remportait la septième ES, Rohrl s'imposait dans la suivante et les deux pilotes signaient un ex-aequo dans la neuvième. Au regroupement de Vals les Bains, Rohrl menait devant Andruet. Hélas, dans Burzet, le compresseur de la Lancia de Jean-Claude se bloquait. Il perdait plus de cinq minutes et était relégué au-delà de la dixième place au parc de Gap.Il finissait le parcours commun en neuvième position. Il n'avait plus comme solution l'attaque dans le final, et remportait six des dix spéciale, remontant ainsi à la huitième place.

Du 5 au 7 mai le Tour de Corse rassemblait un plateau hors du commun: Alen, Andruet-Biche, Bettega et Rohrl (Lancia 037 Martini), Vudafieri (037 Jolly Club), Ragnotti, Thérier, Saby, Chatriot (R 5 turbo), Fréquelin (Ascona 400), Mouton, Mikkola (Audi Quattro)... Si Rohrl s'imposait dès la première ES, c'est Alen qui se mettait en évidence dans les trois suivantes, avant qu'Andruet ne prenne le commandement de l'épreuve à partir de la cinquième spéciale. Avec seulement 53" d'avance sur Alen, 2' 11 sur Vudafieri et 3' 23" sur Rohrl, Jean-Claude Andruet bouclait la première étape du rallye sans droit à l'erreur. Dès le début de la seconde, il signait un second temps, puis s'imposait dans Campoloro qui devait être annulée. Une crevaison, puis des problèmes moteurs le retardaient dans la spéciale suivante. Au général, il se retrouvait quatrième, quand un problème moteur (injection d'eau) provoquait son abandon. Il était dit que jamais Jean-Claude Andruet ne remporterait un quatrième Tour de Corse...

D'une 037 à l'autre... Petit programme pour une écurie dont une partie du staff était parti chez Peugeot. Charles Hoffmann remplaçait J. Levacher, la 037 remplaçait la Stratos et Jean-Claude Andruet faisait son arrivée chez Chardonnet, avec le soutien de Pioneer et Total. Comme à l'époque des Stratos, c'est Maglioli qui était chargé de l'entretien de la voiture.

Avec deux R 5 turbo (Auriol, Bouscary) et une Porsche (Teilhol) comme principaux adversaires au rallye du Rouergue les 21 et 22 mai, Jean-Claude Andruet et Martine Rick pouvaient voir la vie en bleu... Bleue comme la Lancia 037 (TO W09905) de l'équipe Chardonnet. Tout n'était cependant pas aussi facile que prévu. Ayant reçu la voiture juste avant le rallye, un certain nombre de détails pénalisaient Andruet en début de parcours (désembuage, éclairage...). Auteur du meilleur temps du prologue, il était dominé par Auriol et Teilhol dans la seconde ES, puis les mêmes, devancés par Bouscary dans la troisième. Mais dans la cinquième spéciale, les choses rentraient dans l'ordre, et Jean-Claude remportait tous les chronos, reprenant le commandement de la course à la huitième.

Une semaine plus tard, c'est Mireille Darc qui donnait le départ du rallye de La Baule. Aux R 5 turbo de Bouscary et Auriol, à la Porsche de Teilhol, venaient s'ajouter celles de Guégan et Roussely. Pas de quoi faire trembler Andruet-Rick et la 037 (TO W09905), qui s'adjugeaient tous les chronos de la course, remportant le rallye avec 4' 15" d'avance sur Teilhol.

18 et 19 juin 24 heures du Mans

Parmi les 176 participants au rallye des 24 heures d'Ypres, du 24 au 26 juin, Duez (Quattro), Snyers (Porsche), Colsoul (Ascona 400), Mac Rae (Manta 400), Droogmans (Escort), Dumont (Nissan 240), Biasion, Zanussi et Andruet (037), Vincent (Ferrari 308 GTB), Touren (R 5 turbo). D'emblée, c'est Biasion qui prenait aussitôt la tête du rallye, à peine inquiété par Andruet, associé à Françoise Sappey. Ce dernier qui se plaignait d'avoir mal reconnu, se maintenait en seconde position à moins d'une minute de Biasion, alors que Vincent, troisième se rapprochait. Dans la dernière boucle, Jean-Claude tentait bien le forcing, mais ne parvenait pas à remonter sur l'italien, sa 037 (TO W09905) ne disposant pas encore de l'injection d'eau, contrairement à la 037 de Biasion. Vincent complétait le podium.

Petite récréation à la course de Côte de Dunières les 30 et 31 juillet, où Jean-Claude Andruet, au volant d'une Quéron Anima 420, fit une démonstration de tout son talent en se classant trente et unième... première voiture fermée derrière les monoplaces et prototypes !

A peine le Tour Auto était-il parti, le 19 septembre, que déjà la 037 (7235 HX 93) de Jean-Claude Andruet et Michel Roissard abandonnait suite à un problème de pompe à injection. Mais il avait eu le temps de signer le meilleur temps de la première ES, alors que les roues n'étaient même pas serrées !

Au rallye d'Antibes, du 14 au 16 octobre, Béguin (BMW M1), Ragnotti, Saby et Thérier (R 5 turbo), Biasion et Andruet-Roissard (037), Fréquelin (Manta 400) et Panciaticci (Quattro) se partageaient les pronostics d'un rallye très ouvert. Ce sont d'abord Ragnotti et Béguin qui se livraient un premier duel, alors que Biasion avait déjà quitté la course. Tout comme Saby et Chatriot. Andruet prenait les opérations en mains, remportant coup sur coup les ES 5 et 6. Et dans la neuvième spéciale, Ragnotti partait en aquaplaning et sortait de la route, immédiatement imité par Jean-Claude Andruet, dont la Lancia (7235 HX 93) tapait le rocher.

29 octobre Trophée JF Piot: FORFAIT Initialement prévu avec l'Anima 420, Georges Quéron, son concepteur ne voulait pas engager son auto sur la terre…

Le Critérium des Cévennes, 12 et 13 novembre, ne comptait que pour la deuxième division... Une adversité peut-être réduite, mais un Andruet des grands jours. Pas satisfait de s'octroyer tous les temps scratches, sur les petites routes cévenoles, il allait chercher aussi les records ! Et le trio Andruet-Rick-037 (7235 HX 93) y remportait une belle victoire.

Ultime épreuve de la saison, le rallye du Var, les 26 et 27 novembre, regroupait une dernière fois les animateurs du championnat de France. Snobeck, sur une R 5 turbo s'imposait dès la première ES et sortait de la route dans la seconde. Fréquelin prenait le relais, puis Vincent. Il fallait attendre la cinquième ES pour voir enfin Andruet-Rick imposer la Lancia dans une spéciale, et récidiver dans la septième. Mais ils ne ressortaient pas de la neuvième ES, moteur out.